Carnet de voyage : Rio par Arnaud Bughon!

A Rio, ce n’est pas dans les palaces que l’on s’imprègne de la vie carioca. On s’y immerge en vivant comme les cariocas. En ville, en louant un appartement avec vue panoramique sur l’océan ou une villa d’architecte.

En 2007, Arnaud Bughon fonde avec sa femme Juliana Guzman Rio Exclusive. Son agence propose du studio dans Ipanema aux villa de star sur îles privées  la palette design, charme et luxe la plus exhaustive qui soit. Ces locations se complètent d’un service de conciergerie sur-mesure qui permet aussi bien de visiter les ateliers d’artistes et de chiner, d’assister aux matchs du Maracana Stadium comme d’aller à la découverte de Buzios, Paraty, Angra dos Reis ou même Trancoso de Bahia et Florianopolis de Santa Catarina. En 2011, Rio Exclusive a été élue meilleure agence de location du Brésil et de la zone Amérique par l’International Property Awards de Bloomberg TV. Ce qui fait que Juliana Guzman et Arnaud Bughon sont désormais sollicités par les stars internationales, dont Rihanna, pour leur organiser, de A à Z,  leurs séjours.

2-issue11fr-pp-p2

J’ai toujours eu la bougeotte et,  encore aujourd’hui, j’ai du mal à passer plus d’un mois sans aller visiter de nouveaux endroits, qu’ils soient totalement isolés comme des petits villages de pêcheurs, des fermes dans les montagnes ou  qu’ils soient complètement urbains comme New York, São Paulo ou Buenos Aires. J’aime cette découverte de nouvelles cultures, de nouveaux goûts et d’architectures si variées. Je m’étais rendu à Rio plusieurs fois en vacances, et, comme beaucoup d’Européens, je suis tombé amoureux de cette ville. Alors que je travaillais dans le domaine bancaire à Paris, j’ai décidé de franchir le pas et d’essayer de m’y établir. Ça a été le commencement d’une nouvelle vie, je suis parti de zéro sur des bases complètement nouvelles, avec une énergie différente. Je ne connaissais personne, n’avait aucun réseau, et il a fallu que je reconstruise tout ici. C’est à ce moment que j’ai rencontré ma femme, une Colombienne en vacances, et que nous avons décidé de créer notre agence spécialisée dans la location et la vente d’immobilier de luxe.

Rio m’a d’emblée fasciné par son mode de vie, la chaleur, la spontanéité et le sens de la fête de sa population. Elle combine les atouts d’une grande ville cosmopolite et la beauté d’un paysage tropical avec des montagnes, des plages, forêts, cascades et une incroyable nature sauvage!  Rio est une ville étourdissante de couleurs, de verdure, de vie et d’ivresses en tout genre.

Rio baigne dans un esprit insouciant et attachant, plein de vie, de couleurs et de passion. Elle est comme une peinture aux nuances fortes qui ne laissent pas indifférent. Un de ses charmes, pour un Français, est le caractère paisible et dénué d’agressivité de sa population. Tout se fait lentement, sans trop de stress. Les gens prennent leur temps, ce qui est parfois difficile à admettre pour un Européen habitué à un certain rythme de travail et d’efficacité ! D’ailleurs, ce côté tranquille des brésiliens peut parfois jouer des tours : les Brésiliens ne sont pas toujours ponctuels, ni très à cheval sur les règles!

2-issue11fr-pp-p3

Rio de Janeiro est très agréable toute l’année. Les saisons y étant inversées par rapport à l’Europe, c’est l’été de novembre à avril. Personnellement, ma saison préférée est l’automne, c’est-à-dire d’avril à juin, où la température est plus supportable qu’en décembre ou janvier (le plein été). L’hiver (juillet et août) est très relatif, car la température y descend rarement en-dessous de 20 degrés.

C’est une des raisons pour lesquelles les appartements sont dénués de chauffage central!

A Rio, la journée commence aux aurores ! Malgré leur propension à faire la fête, les Cariocas  sont debout très tôt. Ils commencent par faire le plein de vitamines contenues dans les délicieux fruits frais brésiliens (kiwis, papayes, bananes, ananas, pêches, açaï) et les jus de fruits au goût fantastique et sans fin, qu’on sirote dans des troquets situés à chaque coin de rue de la ville et tout le long des plages, dans des kiosques. C’est le moment de respirer l’énergie de cette ville en ébullition – et de faire de son mieux pour éviter les embouteillages – monstrueux en temps normal, mais décuplés par les innombrables travaux de reconstruction et de rénovation, en perspective de la Coupe du monde et des Jeux Olympiques !

2-issue11fr-pp-p4Direction le centre-ville, moins connu par les touristes que la Zona Sul et ses plages mythiques. Il mérite un ou plusieurs tours à pied, autour de l’avenue Rio Branco, le quartier des affaires qui fait parfois un peu penser à Downtown New York, et où est concentrée l’essentiel de l’activité tertiaire. On y trouve l’imposant Teatro Municipal, modelé sur l’Opéra-Garnier. Quelques rues commerçantes sont à voir aussi, dont notamment la rua do Ouvidor. Parmi les monuments historiques, le couvent de São Bento se doit d’être visité pour les belles dorures qui ornent son intérieur.

Tout près du centre, on peut continuer avec une visite du quartier typique et branché de Santa Teresa, le Montmartre carioca. Un îlot un peu à part du reste de la ville, refuge bohème de nombre de musiciens, artistes et intellectuels. Le soir, ses cafés et restaurants sont pris d’assaut par une foule souvent jeune et branchée. Ses anciennes maisons coloniales et ruelles entremêlées lui gardent un charme particulier, empreint de nostalgie. C’est le passage obligé pour gagner le Christ rédempteur du Corcovado – le panorama depuis cette statue érigée par un Français est un must – et le parc national de Tijuca, la plus grande forêt tropicale urbaine au monde. Sur le chemin, des vues impressionnantes sur la baie de Rio et les favelas, dont la spectaculaire « Favela dos Prazeres ».

L’après-midi, bien sûr, les plages, à commencer par les plus connues d’entres elles: Copacabana, Ipanema, Leblon. Elles ne sont pas seulement belles, ce sont également des lieux pleins de vie où les Cariocas se rencontrent : pour faire du sport le matin ou l’après-midi, voir des amis, boire une agua de coco fraîche, manger des brochettes de crevettes et fromage, regarder, sur la colline les favelas colorées. Le bord de mer est ponctué de nombreux stands de boisson. Il faut y goûter le fameux jus de coco que l’on boit à même la noix à l’aide d’une paille.

2-issue11fr-pp-p5On peut rester à la plage jusqu’au soir. Là, se rendre à Arpoador , entre les plages de Copacabana et d’Ipanema. La vue sur l’océan est idyllique, et lorsque le soleil commence à se coucher et que le ciel se teinte de couleurs pastel, l’atmosphère du soir est fantastique. Touristes et Cariocas se retrouvent ici pour admirer le coucher du soleil. Une fois le soleil totalement couché, des centaines de personnes se mettent à applaudir, à crier et danser. C’est le début de la nuit carioca, et le moment de se rendre dans le quartier de Lapa, vers le centre de la ville, dont les rues sont remplies de musiciens et de danseurs qui font la fête toute la nuit… jusqu’au lever du soleil. Ne pas hésiter à aller dans une des nombreuses « gafieiras » pour danser, ou cabarets pour écouter de la  musique brésilienne. On peut aussi y déguster, dans un de ses nombreux restaurants, quelques plats délicieux comme la feijoada ou le vatapá, et, bien entendu, y boire la fameuse caipirinha.

Arnaud a souhaité confier aux lecteurs du OMAG ses bonne adresses à Rio afin de visiter la ville de façon originale :

Pour bronzer : Incontestablement, le poste 9 (prononcez posto nove) sur la plage d’Ipanema. Les Cariocas s’y retrouvent pour comparer leurs muscles, leur bronzage et leur bikini. Ne ratez pas le coucher du soleil, une caipirinha à la main. Un spectacle magique généralement accueilli par un tonnerre d’applaudissements.

Pour manger : le petit déjeuner : la terrasse du Sofitel, à l’entrée de Copacabana : superbe vue sur la baie. Le déjeuner : Restaurant de Santa Teresa (le Montmartre carioca), dans la nature, avec certaines tables perchées au milieu des arbres. Le diner : Aprazivel. Le brunch du dimanche : le splendide brunch du Copacabana Palace – un grand choix de nourriture, et plaisir de connaître ce palace mythique, inspiré du Carlton de Cannes

Et d’autres bonne adresses : La Confeitaria Colombo, un restaurant et salon de thé historique, au centre de Rio (Centro) qui propose d’excellentes pâtisserie et un décor plein de nostalgie – Le Gula Gula, une chaîne de restaurants, il y en a plusieurs à Rio, mais le plus sympa, avec partie extérieure, est celui d’Ipanema.

Pour boire : Astor, un bar sympa à Ipanema, face à la plage. On peut s’asseoir dedans ou en terrasse extérieure. Le bar de l’hôtel Arpoador Inn (à la limite d’Ipanema et Arpoador), on prend un verre sur la terrasse extérieur, devant la plage, et on peut admirer le coucher de soleil le soir. Le bar sur le toit de l’hôtel Praia Ipanema : superbe point de vue. Le Palafita Kitch Lagoa : un verre le soir, au bord de la Lagune, avec un super coucher de soleil

Pour sortir : 00 : un lieu branché, partie intérieure et extérieure (très agréable), restaurant avec cuisine brésilienne, internationale et japonaise. Le Rio Scenarium : un magasin d’antiquités reconverti en restaurant-boîte de nuit sur trois étages. Un lieu extravagant dans lequel on se balade comme dans un cabinet de curiosités, entre la bibliothèque et l’armoire d’apothicaire… sans oublier la piste de danse muy caliente.
Rua do Lavradio, 18-20, Lapa, tél. : (+55 21) 3852 516